Publié : 11.05.2021, mis à jour: 31.08.2021 à 19:45

Les collections patrimoniales exposées hors les murs

Tout au long de l'année, les collections patrimoniales de la BULAC permettent aux chercheurs et doctorants travaillant sur le monde extra-occidental d'étayer, approfondir leurs recherches ou d'étendre leurs domaines d'études. Ces collections sont également inspirantes pour les commissaires d'exposition qui repèrent au gré de leurs travaux préparatoires des ouvrages patrimoniaux uniquement conservés à la BULAC. Grâce au travail attentif des bibliothécaires de l'atelier de conservation, ces documents rares et précieux peuvent être acheminés jusqu'aux musées où ils sont accueillis le temps de ces expositions hors les murs.

Visuel de l'exposition Al Musiqa à la Philharmonie

Visuel de l'exposition Al Musiqa à la Philharmonie.

Présentation

KITĀB al-RISĀLA al-ŠARAFIYYA (Traité sur la musique)

KITĀB al-RISĀLA al-ŠARAFIYYA (Traité sur la musique), collections de la BULAC, cote MS.ARA.613.

La BULAC vous propose de découvrir, à la faveur d'expositions, organisées à Paris, en régions ou à l'étranger par d'autres institutions, la richesse du cœur patrimonial de ses collections, issue de l'ancienne bibliothèque interuniverstaire des langues orientales (BIULO), dont on a estimé à 90 000 le nombre de volumes imprimés considérés comme ayant une valeur patrimoniale.

Leur mise en lumière rendue possible grâce au travail préparatoire et aux choix avisés des curateurs de ces expositions permet à ces œuvres, vouées à ne sortir des magasins de la BULAC à la demande des chercheurs que pour rejoindre les futons de la salle de la Réserve, d'être découvertes par d'autres publics.

Cette rubrique suggère également le soin apporté par les bibliothécaires de l'atelier de conservation de la BULAC dans la préparation de ces collections en vue de leur transport, afin que leur voyage s'effectue sans heurt ni préjudice jusqu'aux musées où elles sont attendues. Aucune précautions n'est superflue pour que ces pièces rares ou uniques reviennent intactes sur leur étagère et puissent être de nouveau communiquées aux lecteurs qui les remarqueront à leur tour.

Akan, les valeurs de l'échange

L’or pour monnaie, le poids pour prix

Au-delà de l’or pesé pour échanger, les poids disent bien autre chose qu’un simple prix...

Exposition. La Monnaie de Paris

8 septembre 2020 - 9 mai 2021

La BULAC prête pour cette exposition le document, Mission from Cape Coast Castle to Ashantee. Cet ouvrage relate la mission commerciale et diplomatique de l'explorateur britannique Thomas Edward Bowdich auprès du roi des Ashantis en 1817.

Visuel
Thomas Edward Bowdich, Mission from Cape Coast Castle to Ashantee, collections de la BULAC, cote BIULO GEN.II.771.

Thomas Edward Bowdich, Mission from Cape Coast Castle to Ashantee, collections de la BULAC, cote BIULO GEN.II.771.

Texte

Les peuples Akan (Afrique de l'Ouest), Ashanti en particulier, usèrent de l’or comme moyen de paiement jusqu’à ce que s’imposent les monnaies coloniales au début du XXe siècle. Conservé en poudre dans de petites boîtes, cet or était pesé au moyen de balances et de poids dont l’innombrable variété ne cesse de surprendre. Plus de 2000 de ces poids sont conservés dans la collection de la Monnaie de Paris, grâce à divers legs et dons, dont le dernier est survenu en 2018.

À travers une sélection méticuleuse, le Musée du 11 Conti explique les origines et les originalités insoupçonnées de ces petites figures de bronze qui nous plongent dans le quotidien de cette région d’Afrique. Le visiteur découvrira qu’au-delà de l’or pesé pour échanger, les poids disent bien autre chose qu’un simple prix ! Cet univers – éloigné de la métrologie occidentale – est recontextualisé au sein de la riche culture Akan et des relations qui lièrent l’Afrique – et notamment la Côte de l’or – avec l’Occident.

Jean-Marie Delaperche, un artiste face aux tourments de l'Histoire

Exposition. Musée des beaux-Arts d'Orléans

1er février - 30 octobre 2020

Commissaire : Dominique Antérion

Deux documents des collections de la BULAC sont présentés pour cette première exposition consacrée à l’artiste.

Visuel
Dmitry, Alekseï et Sofia Venevitinov au clavecin, dessin par Delaperche

 

Dmitry, Alekseï et Sofia Venevitinov au clavecin, dessin par Delaperche, tiré de l'album de S.E. Venevitova (première publication) [page 368]. Collections de la BULAC, cote BIULO.AM.5.175.

Deux ouvrages des collections de la BULAC

Texte

« Le mystère Delaperche » - reportage de Laurent Fontaine

La découverte des dessins de Jean Marie Delaperche, en avril 2017, révèle un artiste de tout premier rang par l'extrême qualité de ses oeuvres, probablement parmi les plus belles de la période, et le caractère totalement inconnu de cet artiste dont personne n'avait jamais entendu parlé...

Texte

Visiter l'exposition sur ordinateur, tablette ou smartphone

Rimbaud-Soleillet. Une Saison en Afrique

Exposition. Carré d'Art de Nîmes

4 août - 20 septembre 2020

La BULAC prête le Dictionnaire de la langue amarinna de Antoine d'Abbadie, Paris (1881), pour cette exposition.

   

C’est l’histoire de la rencontre de deux hommes épris de liberté et d’aventure. Le titre est évidemment une allusion au seul texte qu’Arthur Rimbaud a publié à compte d’auteur : Une saison en enfer, rédigé en avril-août 1873.

Dictionnaire Amarinna BULAC MON 8 31136 01 1

 

Antoine D'Abbadie, Dictionnaire de la langue amarinna, Paris, 1881. Page de titre dédicacée par Paul Soleillet, Don Makonnen Argaw. Exposé à Nîmes, janvier 2020.

L’exposition évoque le destin croisé dans la Corne de l’Afrique et la rencontre possible des deux personnages antithétiques :

  • l’explorateur nîmois Paul Soleillet (1842-1886), alors un héros colonial dont on suit les aventures dans le Journal des voyages ;
  • Arthur Rimbaud, poète alors quasi inconnu.

L’exposition porte à la fois sur la vie de ces deux personnages et sur les régions de l’Est de l’Afrique où ils ont vécu : Aden, Obock, Tadjourah, le Choa, le Haraar.
Un volet contemporain, réalisé avec le soutien de l’ambassade de France à Djibouti, présente, dans les deux pays, le travail de photographes actuels.
Le mot du commissaire. « Rimbaud – Soleillet. Une saison en Afrique, c’est l’histoire de la rencontre de deux hommes épris de liberté et d’aventure. Le titre est évidemment une allusion au seul texte qu’Arthur Rimbaud a publié (à compte d’auteur) : Une saison en enfer (rédigé en avril-août 1873) ». Lire la suite...

Corée, centenaire de l'indépendance, 1919

Activités de la Mission du gouvernement coréen provisoire de la République de Corée à Paris pour l’indépendance de la Corée Archives diplomatiques de la République de Corée

Exposition. Séoul (Corée du Sud)

13 mars - 31 décembre 2019

La BULAC conserve une collection de documents rares issus du Bureau d'information de la République coréenne à Paris. À la demande du ministère des Affaires étrangères de la République de Corée, ces documents ont été numérisés à des fins de fac-similés.

L'Indépendance de la Corée et la Paix

L'Indépendance de la Corée et la Paix : La question Coréenne et la politique mondiale Japonaise, Bureau d'informations coréen, Paris 1919, collections de la BULAC, cote BIULO MEL.8.793(7).

L'année 1919 est une date importante dans l'histoire du mouvement d'indépendance coréen. Après la manifestation du 1er mars, qui marque l'affirmation sur la scène publique de la résistance contre l'occupation japonaise, un gouvernement provisoire coréen en exil s'organise. Les négociations de la Conférence de la Paix qui se déroulent alors à Paris motivent une importante campagne de propagande pour l'indépendance de la Corée à destination de l'opinion publique internationale.

Liens vers le catalogue :

Exposition, Au nom des peuples !

Une partie des documents originaux seront présentés à la BULAC, du 24 juin au 9 août 2019, dans le cadre d'une exposition sur la Conférence de la Paix de 1919.

The Signing of Peace in the Hall of Mirrors, Versailles, 28th June 1919
24 juin – 9 août 2019

À l'occasion du centenaire de la Conférence de la Paix, l’exposition met en lumière les stratégies médiatiques déployées par les peuples pour défendre des souverainetés émergentes face aux intérêts des vainqueurs et faire entendre leurs voix dans les négociations entre...

Vassily Polenov et sa famille

France comme terre de création et d'exil

Exposition. Centre culturel russe Alexandre Soljenitsyne

7 octobre au 30 novembre 2019

Près d'une vingtaine d'ouvrages issus des collections russes de la BULAC sont présentés dans le cadre de cette exposition.

Visuel de l'exposition Vassily Polenov

Visuel de l'exposition Vassily Polenov.

Né le 20 mai 1844 (1er juin 1844 dans le calendrier grégorien) à Saint-Pétersbourg, mort le 18 juillet 1927 à Polenovo, près de Taroussa, est un peintre russe ayant appartenu au mouvement réaliste des Ambulants, dont les œuvres sont aujourd’hui conservées à Moscou et à Saint-Pétersbourg.
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Ouvrages issus des collections russes de la BULAC, prêtés pour l’exposition Vassily Polenov et sa famille :

  • бар. Н. Н. Врангель, Русская женщина въ гравюрахъ и литографіяхъ, 1911
  • О. Я. Лясковскя, Илья Ефимович Репин, 1844-1930, 1982
  • Н. Дмитриева, Московское училище живописи, ваяния и зодчества, 1951
  • И. М. Гофман, Передвижники, 1977
  • Ф.С. Рогинская, Товарищество передвижных художественных выставок, 1989
  • С. Г. Капланова, Русская акварельная живопись конца XIX - начала XX века, 1968
  • В.А. Пушкарев, Государственный русский музей, Ленинград, 1979
  • Государственная Третьяковская галерея, Святая земля в русском искусстве, 2001
  • Отв. ред. Л. В. Пашкова, Русская живопись XVIII - начала XX века, 2004
  • Д. Коган, Константин Коровин, 1964
  • Михаил Киселев, Мария Якунчикова, 2005
  • Канд. арх. А. Н. Сахаров, Сельские жилые дома для крайнего севера, 1974
  • Н. С. Королева, Народная вышивка РСФСР, 1961
  • А. А. Романов, На чужих погостах, 2003
  • Ф. Д. Поленов, Поленово, 1982
  • Грамолина Н. Н., Поленово, 2008
  • Э. В. Пастон, Василий Дмитриевич Поленов и русская художественная культура второй половины XIX - первой четверти XX века, 2001
Visuel
Сельские жилые дома для крайнего севера

Polenov [exposition hors les murs], Канд. арх. А. Н. Сахаров, Сельские жилые дома для крайнего севера, collections de la BULAC, cote BULAC MON 16 8338.

Broderies de tradition byzantine en Roumanie

Autour de l’étendard d’Étienne le Grand

Exposition. Musée du Louvre

18 avril - 29 juillet 2019

Pour cette exposition, la BULAC prête Manifestation franco-roumaine... : remise solennelle de l'étendard d'Etienne le Grand à son Excellence M. Alexandre Lahovary, ministre de Roumanie, un document provenant de sa Réserve des ouvrages rares et précieux.

Broderies de tradition byzantine en Roumanie, du XVe au XVIIe siècle. Exposition Musée du Louvre.

Broderies de tradition byzantine en Roumanie, du XVe au XVIIe siècle. Exposition Musée du Louvre.

Dans le cadre de la Saison France-Roumanie 2019 et à l’occasion du prêt emblématique par la Roumanie de la Bannière de saint Georges du prince Étienne le Grand, l’exposition se propose de mettre en valeur le caractère exceptionnel des collections roumaines de broderies religieuses de tradition byzantine et post-byzantine, fleuron du patrimoine roumain et universel.

Autour du chef-d’œuvre offert par Étienne le Grand (1457-1504) au monastère de Zographou au Mont Athos, récupéré par un détachement de l’armée française pendant la Première Guerre mondiale et remis solennellement par la France à l’État roumain en 1917, une trentaine d’œuvres insignes illustreront l’extraordinaire développement de la broderie de tradition byzantine en Roumanie du milieu du XVe au milieu du XVIIe siècles.

Les textiles réunis dans l’exposition sont présentés en trois grands ensembles, correspondant essentiellement à leur fonction et usage.

Le premier ensemble évoque la « panoplie sacerdotale » des évêques, des prêtres et des diacres, héritée de Byzance : epitrachelion (étole), epigonation (tissus en forme de losange), epimanikia (manchettes), orarion (étole des diacres). À leurs côtés, le célèbre manuscrit des Œuvres de saint Denis Aréopagite offert en 1408 au trésor de Saint-Denis par l’empereur Manuel II Paléologue et un saint Nicolas de la fin du XVIe siècle attribué à Michel Damaskinos aideront le public à mieux comprendre le vêtement sacertodal orthodoxe.

Le deuxième ensemble est dévolu à la « panoplie liturgique », textiles destinés à la célébration de la liturgie : aër et petits aërs (voiles de calice et de patène), grand aër épitaphiospodea (voile d’icône), rideau d’iconostase.... Pour comprendre l’usage des épitaphioi dans l’espace liturgique sera exposé en regard un relevé des fresques de l'église de la Vierge Peribleptos de Mistra issu des archives Gabriel Millet.

Enfin, le troisième ensemble, unique au monde, rassemble de spectaculaires couvertures de tombeaux princiers, dans lesquelles le caractère hiératique des images byzantines cède bientôt le pas à la tentation du portrait. A partir de la célèbre Marie de Mangop, l’exposition esquisse les grands traits d’une typologie princière jusqu’au XVIIe siècle, avec les deux princes Mogila de Sucevița et les deux portraits de Iaşi, celui de la princesse Tudosca, épouse de Basile le Loup et celui de leur fils Ioan. La présentation de de l’effigie d’une impératrice byzantine gravée au XVIIe siècle, permet d’inscrire les chefs-d’œuvre roumains dans une longue tradition.

L’exposition se clôt par l’évocation de la figure de Gabriel Millet (1867-1953), qui sillonna la Grèce et les Balkans et rapporta de ses voyages une documentation photographique et aquarellée irremplaçables, dans laquelle les broderies roumaines tiennent une place de choix.

Manifestation franco-roumaine
Manifestation franco-roumaine
Manifestation franco-roumaine
Manifestation franco-roumaine

Al Musiqa

Voix et musiques du monde arabe

Exposition. Cité de la Musique-Philharmonie de Paris

6 avril - 19 août 2018

Pour cette exposition, la BULAC prête le traité de musicologie arabe : Traité sur la musique, conservé dans sa Réserve des ouvrages rares et précieux.

Visuel de l'exposition Al Musiqa à la Philharmonie

Visuel de l'exposition Al Musiqa à la Philharmonie.

Soulignant le caractère central que revêt la musique au sein des sociétés arabes, l’exposition Al Musiqa se veut surtout un manifeste pour la sauvegarde d’un patrimoine culturel aujourd’hui en danger, en même temps qu’un témoignage de l’exceptionnelle vitalité de la création musicale contemporaine dans le monde arabe. 

Texte

Ce manuscrit a été retenu par la commissaire Véronique Rieffel « pour son propos, son contexte de création, son voyage entre les cultures orientale et occidentale et enfin pour la qualité esthétique de ses schémas de musique ».

Visuel
KITĀB al-RISĀLA al-ŠARAFIYYA (Traité sur la musique)

KITĀB al-RISĀLA al-ŠARAFIYYA (Traité sur la musique), collections de la BULAC, cote MS.ARA.613.

Le monde vu d'Asie

Au fil des cartes

Exposition. Musée national des arts asiatiques – Guimet

16 mai - 10 septembre 2018

Pour cette exposition, la BULAC prête un grand fac-similé, à l'échelle, de la Tabula Rogeriana, une carte du monde dressée en 1154 pour Roger II de Sicile par le géographe Muhammad al-Idrisi.

Visuel de l'exposition Le monde vu d'Asie au musée Guimet

Visuel de l'exposition Le monde vu d'Asie au musée Guimet.

Le musée national des arts asiatiques – Guimet propose une exposition cartographique qui relate une autre histoire du monde, épousant pleinement le point de vue asiatique. Les chefs d’œuvres, célèbres ou inédits, témoignent de la richesse des différentes traditions (Chine, Japon, Corée, Inde, Vietnam, etc.) et des échanges féconds entre les différentes régions asiatiques, ainsi qu’entre l’Asie et le reste du monde. Commissaires : Sophie Makariou, Pierre Singaravélou, Fabrice Argounès et Adrien Bossard.

Texte

Ce véritable chef d’œuvre de la cartographie arabe, de 2 mètres sur 1 mètre, donnait à voir pour la première fois une représentation graphique de la Méditerranée.

Visuel
Carte de Roger

Carte de Roger (Charta rogeriana ou Tabula Rogeriana ou نزهة المشتاق في اختراق الآفاق), Muhammad al-Idrisi, en 1154, collections de la BULAC.

L'Empire des roses

Chefs d'œuvres de l'art persan du XIXe siècle

Scénographie de M. Christian Lacroix

Exposition. Musée du Louvre-Lens

28 mars - 22 juillet 2018

À l'occasion de cette exposition, la BULAC prête au Louvre-Lens, huit ouvrages issus de ses collections patrimoniales en persan, conservés dans sa Réserve des ouvrages rares et précieux.

Reliure décor de rose et de rossignol.

Reliure décor de rose et de rossignol.

Le musée du Louvre-Lens présente la toute première rétrospective au monde consacrée à l’art fastueux de la dynastie des Qajars. Ces brillants souverains régnèrent sur l’Iran de 1786 à 1925. Cette période est l’une des plus fascinantes de l’histoire du pays, qui s’inscrit alors dans le concert des nations, s’ouvre largement aux innovations et cherche à préserver son identité tout en assimilant la Modernité. Originale et surprenante, la création artistique de cette époque est particulièrement riche et foisonnante, stimulée par une production de cour extrêmement virtuose.

C’est ce que l’exposition met en lumière, à travers plus de 400 œuvres issues de très nombreuses collections privées et de grandes institutions européennes, nord-américaines et moyen-orientales, dont une grande part est présentée en exclusivité mondiale. Synthèse inédite et complète de l’art qajar, elle rassemble peintures, dessins, bijoux, émaux, tapis, costumes, photographies ou encore armes d’apparat, dans une scénographie immersive et colorée imaginée par M. Christian Lacroix.

Discipliner les enfants
Namah-i Khosravan
Jamil' al-tamsil
Mille et une Nuits
Hamele-ye Heidariye
#
Recueil de deux textes manuscrits et d'un texte lithographié portant le cachet de Sani al-Molk

À l'aube du japonisme

ジャポニスムの夜明け

Exposition. Maison de la culture du Japon à Paris

22 novembre 2017 - 20 janvier 2018

Commissaire : Geneviève Lacambre

La BULAC prête trois documents issus de ses collections dans le cadre de l'exposition « À l'aube du japonisme », organisée à l'occasion du 20e anniversaire de la Maison de la culture du Japon à Paris (MCJP). L'exposition s'intéresse aux premiers rapports du Japon avec la France au XIXe siècle, à l'aube du japonisme.

Affiche de l'exposition À l'aube du japonisme

Pour son 20e anniversaire, la MCJP évoque les premiers rapports du Japon avec la France au XIXe siècle à l’aube du japonisme à travers de nombreuses pièces : maquettes de maisons, objets en laque, nacre ou céramique, livres, peintures, estampes et photographies. Cette exposition présente aussi les ambassades japonaises sous le Second Empire et l’époque où les artistes français découvrent avec admiration le chatoiement des kimonos, les vives couleurs des estampes des années 1840-1865 et le naturalisme des livres illustrés de Hokusai et ses contemporains. 

À l’époque des shoguns Tokugawa installés à Edo, le commerce se faisait par l’intermédiaire des Hollandais et des Chinois depuis leurs comptoirs de Nagasaki. Lors de leur retour en Europe, les responsables du comptoir hollandais rapportaient des collections japo - naises, tandis que les Français qui se rendaient en Chine pouvaient y acquérir des objets japonais. Le Japon fermé était moins coupé du monde qu’on ne l’imaginait et connaissait déjà diverses choses de la France, notamment les événements de la Révolution et de l’Empire.

Après la signature du traité de commerce et d’amitié entre le Japon et la France en 1858, le commerce s’intensifia. Le Japon participa officiellement pour la première fois à une Exposition universelle, celle de 1867 à Paris, à l’occasion de laquelle le jeune prince Akitake Tokugawa visita la France, à la veille de la restauration de Meiji qui transforma radicalement le Japon.

Texte

Les trois livres de la BULAC s'intègrent à la partie de l'exposition consacrée à l'Exposition universelle de 1867.

Kawachi meisho zue / Sites célèbres de la province de Kawachi (Osaka),

Kawachi meisho zue / Sites célèbres de la province de Kawachi (Osaka), 1801, 1 volume. Collections de la BULAC, cote JAPAF.16. N °3267 de l’exposition universelle de 1867.

Vue d’Otsu, Ise sangû meisho zue / Sites célèbres de la route d’Ise,

Vue d’Otsu, Ise sangû meisho zue / Sites célèbres de la route d’Ise, 1797, 2 volumes. Collections de la BULAC, cote JAPAF.17. N°3281 de l’exposition universelle de 1867.

Language matters

Presse anglophone en France / Presses d'exil et d'immigration au Royaume-Uni et aux États-Unis

Exposition. Bibliothèque des Grands Moulins

11 octobre 2017 - 20 janvier 2018

Le Mukhbir, journal d'exil publié en osmanli par les Jeunes Ottomans (dont Ali Suavi), en 1867, est exposé dans le cadre de cette manifestation.

Affiche de l'exposition Language Matters

Saviez-vous que près de 6000 périodiques anglophones ont été publiés en France depuis la période révolutionnaire ? Ces documents appartiennent à une catégorie considérée comme marginale : celle des périodiques allophones, c’est-à-dire publiés dans une langue étrangère à celle du pays où ils paraissent. La richesse de la presse allophone est considérable, elle couvre tous les domaines. La presse anglophone constitue sa part principale. L’éventail de titres sélectionnés pour cette exposition met en lumière les liens qui ont unis, au cours de l’histoire, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis.

L'exposition propse un parcours du parchemin au numérique sur près de 300 ans de présence britannique et américaine en France. Ces journaux témoignent de l’activité politique, économique et artistique des Anglo-Américains à Paris et en province, ou encore rappellent le rôle capital des armées alliées lors des deux guerres mondiales. Ils nous montrent que la France n’est pas monolingue : elle parle anglais, tout comme elle s’est enrichie de toutes les autres langues des groupes étrangers qu’elle a accueillis et qui ont contribué à la façonner. Elle fait ainsi une large place à une presse allophone souvent issue de l’immigration et partage cette caractéristique avec le Royaume Uni et les États-Unis, deux pays où les périodiques en langue étrangère abondent.

Visuel
Le Mukhbir

 

Le Mukhbir, collections de la BULAC, cote BIULO MEL.8.1110(30).

Politiques de l'art

Exposition. Centre Pompidou

29 septembre 2016 - 2 avril 2017

La BULAC a prêté l'ouvrage Turksib issu de ses collections russes.

Turksib

 

V. Šklovskij, Turksib, Moskva, Leningrad : Gosudarstvennoe izdatelʹstvo, 1930, collections de la BULAC, cote BIULO MEL.8.1232(15).

Turksib (1930) est un journal de voyage que Victor Chklovski a écrit sur la construction de la voie ferrée destinée à relier l’Asie Centrale et la Sibérie, en combinant dans ce livre ses commentaires et de nombreuses photographies. Cet ouvrage est lié au film documentaire éponyme sorti en 1929, auquel Chklovski a participé en tant que co-scénariste. Ce livre est un exemple de littérature factographique.

Natacha Milovzorova (Centre Pompidou)

 

Le Centre Pompidou propose une nouvelle séquence d’expositions-dossiers intitulée « Politiques de l’Art », qui se déploie au cœur du parcours des collections modernes (1905 -1960). Renouvelées chaque semestre, les expositions-dossiers sont conçues comme des espaces thématiques. Elles proposent au visiteur de nouvelles perspectives de lecture sur l’histoire de l’art du XXe siècle.

Léon Chestov

Exposition. Mairie du VIe arrondissement de Paris - Salon du Vieux Colombier

23 mars - 9 avril 2016

Les deux revues Mir Iskoustsva n° 2 (1902) et Okno n° 1 (1923) provenant des collections de la Réserve de la BULAC seront visibles dans le cadre de cette exposition.

Léon Chestov

Léon Chestov

À l’occasion du cent-cinquantenaire de la naissance du philosophe existentiel, né à Kiev en 1866 et décédé à Paris en 1938, la Société d’études Léon Chestov organise une exposition pour présenter la vie et l’œuvre d’un auteur hors du commun, à travers sa relation avec les écrivains et les philosophes français du début du siècle (Gide, Bergson, Bataille, Malraux, Levinas), aussi bien qu’à travers son rayonnement dans la culture et la pensée de l’après-guerre, de Camus à Blanchot, et de Cioran et Ionesco.